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La trichotillomanie : une maladie pas poilante du tout !

S’il vous arrive parfois d’utiliser l’expression « il y a de quoi s’arracher les cheveux ! », d’autres ne font pas que l’utiliser mais la mettent également en pratique. Triturer, toucher, arracher : choses que de nombreuses personnes vivent au quotidien. Barbare, nous direz-vous ? Oui, aussi barbare que le nom de cette satanée maladie : la trichotillomanie. Mais quelle est cette maladie qui peut mener à la calvitie ?

La trichoti-quoi ? 

La trichotillomanie ! C’est un phénomène qui a été décrit et nommé pour la première fois en 1889, par le médecin français François Henri Hallopeau. Ce n’est que de nombreuses décennies plus tard qu’elle a été déclarée comme maladie. Anciennement classée dans le manuel DSM-IV (DSM : diagnostique et statistique des troubles mentaux), depuis 2013, on la retrouve en tant que Trouble Obsessionnel Compulsif dans le DSM-V.

Quand se manifeste-t-elle et quelles en sont les conséquences ? 

Chez beaucoup de patients, la trichotillomanie se manifeste lors de l’adolescence. Mais les premiers symptômes peuvent apparaître dès la petite enfance (cas plus rares) ou seulement à l’âge adulte.  Selon des études, ce syndrome toucherait beaucoup plus les femmes que les hommes, mais nombreuses sont les personnes ne déclarant pas leur maladie et les femmes en parlent plus facilement à leur médecin.

Il existe de nombreuses hypothèses sur les facteurs amenant à la trichotillomanie : psychiques, sociaux, neurobiologiques ou encore génétiques. La plupart des sujets font face à une dérégulation émotionnelle, et s’arracher les cheveux leur donnerait donc un moyen de réguler, soulager, leurs émotions.

Le stress, l’anxiété, l’angoisse et même l’ennui peuvent déclencher les crises de trichotillomanie et celles-ci peuvent durer quelques minutes à plusieurs heures. Peu importe le lieu, tout poil est bon à être retiré. Cils, Sourcils, cheveux, barbes, jambes. On retrouve alors les personnes dans des états seconds comme dans une bulle, le moment venu la personne ne maîtrise plus ses gestes : elle ne peut s’empêcher de toucher, triturer et s’arracher les poils et les cheveux. Il est impossible pour les sujets de se contrôler et  très difficile de sortir de sa crise.  Il est également fort possible que les trichomanes jouent par la suite avec les poils arrachés et les ingèrent, c’est ce que l’on appelle la trichophagie

Comment se soigner ? 

Il existe plusieurs solutions pour tenter de guérir de la trichotillomanie.
L’efficacité des Thérapies Cognitive et Comportementales  (TCC) qui peuvent également, pour certains cas, être accompagnés d’un traitement médical ont fait leurs preuves sur de nombreuses personnes atteintes de ce syndrome. C’est pourquoi  une prise en charge thérapeutique axée sur une psychothérapie est très conseillée pour les sujets souffrant de la maladie. En effet, la trichotillomanie est le plus souvent le résultat d’un mal psychique : manque d’estime de soi, dépression, traumatisme, difficultés scolaires ou au travail…

D’autres alternatives peuvent être prises en compte, telles que l’hypnose, la méditation, ou encore le yoga.

En parler à sa famille, ses amis proches ou encore son médecin est un grand pas très important. Les personnes atteintes de ce syndrome doivent prendre conscience que s’ouvrir face à ce trouble et ne pas s’enfermer est la première étape des plus importantes qui mènera à la guérison.

La trichotillomanie n’est pas une fatalité. Vous pouvez en guérir ! Ne cachez pas votre maladie, en parler est le premier pas vers la guérison !
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